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Comment comprendre les maladies graves des enfants et le cas des enfants martyrs ? Partie 1

Nous vivons dans un monde où tout doit être mesuré, pesé et proprement décrit, codifié, identifié et quantifié.

Une affection se manifeste donc avant tout par des symptômes physiques. Alors on va tâcher de soigner le Corps. Et lorsque après moult tentatives celui-ci finit par céder on va déclarer que les « fonctions vitales ont cessé d’assurer leur rôle ». Dans un cas, c’est le cœur qui aura lâché. Dans l’autre c’est le cerveau qui cesse de fonctionner.

Pour conclure on ne meurt, au regard de la médecine moderne que d’une ou de deux causes Réelles : arrêt cardiaque ou arrêt de toute fonction cérébrale.

Nous ne mourons pas parce qu’on nous aura amputé de nos quatre membres. Car tant que le cœur continue d’assurer l’alimentation normale de tout le corps en pompant la dose de sang nécessaire, nous pouvons espérer être en vie.

Puis on nous dit : Il arrive même que le cœur malgré tout persiste à assurer sa fonction mais que le cerveau refuse d’aller plus loin. Le cœur va donc battre. Mais le cerveau lui sera déjà inactif.


Premier constat :


Le Cœur et le Cerveau sont donc les deux organes réellement vitaux de notre Corps. Nous sommes dans la Pure matière. Nous sommes dans la Science moderne. Restons donc dans cette matière qui spécule, qui calcule et qui tente, bon an, mal an, de trouver des solutions à nos affections.

Dans le cas précis, nous parlons d’affections graves qui atteignent nos enfants.

Quelle dure réalité que celle d’avoir à veiller sur un enfant atteint d’un cancer ou de toute autre affection !


Deuxième constat :


Quelle incompréhension enfin ! Lorsque certaines traditions vont affirmer que « toute pathologie est intimement liée à notre façon de penser, de vivre et de faire certaines choses» ! Mais un nourrisson n’a pas suffisamment « Pensé ou Fait des choses » pour mériter de souffrir un tel martyr ! Un enfant n’a encore rien entrepris qui lui vaut d’être atteint d’un cancer, d’une drépanocytose, d’une mucoviscidose…

Aucun enfant ne mérite par extension d’être violé, torturé puis tué !

Aucun enfant ne mérite de mourir de faim !

Mais enfin ! Aucun enfant ne mérite de souffrir !

Pourquoi refusons-nous avec une tel désespoir la souffrance des enfants ?

Parce qu’on nous a appris à penser que tout enfant naît Innocent !

Si nous suivons ce raisonnement, comment pouvons-nous naître innocents quand nous avons été conçus, selon les religions révélées « sous le péché ? » Comment pouvons-nous l’être lorsqu’on nous a appris que les fautes de parents retombent sur leurs descendants jusqu’à la 9ème génération ? Nous voici donc face à l’une des plus grandes contradictions de la tradition biblique responsable de bon nombre de nos traumatismes psychiques.

Et avec elle, nous tronquons nos mémoires lorsque nous affrontons les maladies des enfants.


Troisième Constat :


L’Homme, face aux pathologies ou aux violences qui touchent les enfants, va adopter l'une des attitudes suivantes :


1 – Le triomphe de la matière : Il va estimer que toute affection est liée à la matière donc parfaitement compréhensible et explicable. Dans ce cas, pour lui, toute maladie n’est rien d’autre qu’un disfonctionnement physiologique. Ici, il n’y ni dieu ni diable. Juste la Nature à l’œuvre. La maladie ? Eh bien ! Elle peut frapper qui elle veut ! Si la Science n’a pas pu trouver de solution, nul ne peut la trouver. C’est ainsi et c’est tout ! Celui-là on le traitera d’agnostiq